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Le naufrage de l'Arche de Zoé

Business  (arche zoe humanitaire tchad enfant)



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Huit ans de travaux forcés et 6,3 millions d'euros à verser aux familles des enfants. Tel est le verdict de la justice Tchadienne à l’encontre des 6 membres de l’Arche de Zoé condamné pour « tentative d'enlèvement de 103 enfants tendant à compromettre leur état civil et grivèlerie » mercredi 26 décembre. Leur rapatriement est envisagé, mais sera certainement monnayé par le gouvernement d’Idriss Déby. Retour sur le scandale humanitaire du siècle…


A l’origine l’association l’Arche de Zoé a été créé pour venir en aide aux enfants orphelins victimes du tsunami en Asie de décembre 2004. Elle est fondée par un pompier volontaire d’Argenteuil : Éric Breteau, lui-même secondée par est Stéphanie Dhainaut-Lefebvre, directrice adjointe de Paris Biotech et fille du président de l'AERES. En 2007 ils décident de lancer "l’opération Darfour" qui vise à collecter des dons dans le but de rammener en France des enfants orphelins du Darfour âgés de moins de 5 ans. L’entreprise est ambitieuse, puisqu’ils comptent secourir ainsi jusqu’à 10 000 enfants en les confiant à des familles françaises candidats par la suite à leur adoption. Belle initiative au 1er abord, seulement voila, chaque enfant est échangé contre un don de 1490€ à l’association sans aucun contrôle des services sociaux. Autrement dit, personne n’a jugé bon de vérifier que les familles avaient suffisamment de moyen pour les accueillir, ni s’ils étaient fiables moralement, psychologiquement, et au regard de la loi. Ainsi les enfants auraient bel et bien été confiés à des inconnus pouvant être mal intentionnés…

Deuxième erreur, la mission est secrète : Ils vont même jusqu’à cacher que la destination finale des enfants est la France, y compris aux familles. C’est en toute illégalité qu’ils vont tenté de duper les autorités tchadiennes avec de fausses blessures attribuées aux enfants. 3ème erreur, encore due à une grande naïveté et probablement à leur incompétence, ils croient sur parole les chefs de villages qui leur ramènent les enfants. Ne vérifient pas plus l’état civil, que l’âge ou le décès des parents. Comme une liste des desideratas des familles d’accueil avait été réalisée, il est légitime, dans de telles circonstances, de se demander si le but n’était pas les satisfaire au mieux, sans se poser trop de questions, pour récupérer les 1490€ de don ! A leur manière d’agir on dirait qu’ils estiment que tous les "petits noirs sont malheureux" et que les familles blanches valent bien mieux que les leurs ! Tant de naïveté, et d’irresponsabilité pour de si grande fonction ! Enfin c’est en tout cas leur ligne de défense puisqu’ils se disent désolée du déroulement des évènements, mais nient toujours les charges retenues contre eux…

Regardez plutôt le documentaire diffusé sur M6 dans l’émission 66 minutes et réalisé par le journaliste de l’agence CAPA, Marc Garmirian, quelque jour avant son arrestation avec les membres de l’Arche de Zoé.

Conséquences…

25 octobre 2007 : les 6 membres de l’Arche de Zoé, ainsi l’équipage espagnol de l’avion affréter pour emmener les enfants en France, et les trois journalistes couvrant l'opération humanitaire pour les médias (Marc Garmirian, de l'agence CAPA, Jean-Daniel Guillou, journaliste du collectif photo Synchro-X et Marie Agnès Peleran, journaliste à France 3 Méditerranée) sont arrêtés par les autorités tchadiennes. Le président tchadien, Idriss Déby, affirme que « les enfants concernés ne sont pas orphelins et qu'ils ont pu être enlevés pour alimenter des réseaux pédophiles ou encore un réseau de trafic d'organes »

26 octobre 2007: perquisition du siège de l’association en France et du domicile d'Eric Breteau dans le cadre d’une information judiciaire « pour exercice illicite de l'activité d'intermédiaire en adoption de mineurs ou de placement en vue d'une adoption ».

30 octobre 2007: Les 9 français sont inculpés au Tchad d'enlèvement de mineurs et d'escroquerie, et les 7 Espagnols sont inculpés de complicité d’enlèvement.
Il est alors révélé à la presse qu’une enquête menée conjointement par l'Unicef, le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés et le Comité international de la Croix-Rouge, établie, que non seulement les enfant sont Tchadien et non du Darfour, mais qu’en plus ils ne sont pas orphelins.



Le film des retrouvailles des parents et des enfants témoigne de la véracité de l’étude:

Dès lors, les médias s’emparent de l’affaire, provoquant ainsi un scandale international.

31 octobre 2007: Jacques Wilmart, le pilote de l’avion ayant véhiculé une partie des 103 enfants de leur village à la base de l’association à Abéché, est inculpé et écroué.

3 novembre 2007 : Nicolas Sarkozy se rend au Tchad et obtient la libération des quatre hôtesses espagnoles et des trois journalistes français. Ces derniers ont un regard très sévère sur les actes des humanitaires :


 



9 novembre 2007
: libération des trois Espagnols et du pilote belge inculpés de complicité avec L'Arche de Zoé.

21 décembre 2007 : début du procès devant la Cour criminelle de N'Djamena. Éric Breteau (président de l’Arche de Zoé), Émilie Lelouch (assistante d’Eric Breteau), Alain Péligat (enseignant et bénévole chargé de la logistique), Philippe Van Winkelberg (médecin et président de la COFOD sous association de l’Arche de Zoé), Dominique Aubry (pompier sans frontière et bénévole chargé de la logistique) et Nadia Merimi (infirmière) risquent de 5 à 20 ans de prison accompagnés de travaux forcés.
Tandis que le procureur réclame une peine de 7 à 11 ans de travaux forcés, les avocats français plaident l’acquittement.

26 décembre 2007, 18h30, après 4 jours d’audience, les six membres de l'association sont condamnés à 8 ans de travaux forcés et à verser 6,5 millions d'euros aux familles des enfants.

27 décembre 2007 : « Un transfert pourrait intervenir dans les 24 à 48 heures », selon Patricia Allémonière, envoyée spéciale de TF1 à N'Djamena. En effet, l’accord d’entraide judiciaire qui uni la France et le Tchad permet d’envisager le rapatriement des accusés. Les travaux forcés n’ayant pas cours dans l’hexagone, leur peine pourrait être commuée en année de prison avec l’accord du gouvernement Tchadien. Pas vraiment une satisfaction pour les familles des condamnés qui crient à l’injustice.

28 janvier 2008 : Le verdict tombe malgré une tentative desespérée des avocats, les actes ne pourront être rejugés. Ainsi la peine de 8 ans de travaux forcés est commuée en 8 ans de prison ferme.

  

Si la France veux des fils libres et égaux en droit, il n’en sera jamais ainsi pour leur intelligence ou leur crédulité. Cependant il parait nécessaire de rappeler que la responsabilité de ses actes incombe à toute personne saine de corps et d’esprit, et non pas au bon vouloir d’une foule influençable par des bribes d’information.

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Derniers commentaires pour cet article

Par loulou, le 06/02/2008 à 16:19

même si comme tu dis les parents ont peut être vendu leurs enfants pour 2000 euros mais ces gens on l'excuse de la misère! Quelle est celle de l'arche de Zoé ! C'est ni plus ni moins du commerce humain encore instigué par les blancs!

Par mitch, le 29/01/2008 à 22:31

perso je pense plutot que les parents ont vendu les enfants pour 2000€ chacun , ainsi quand les media ont mis leur nez dans l'affaire les parent ont accusé les humanitaires d'enlevement.

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