Rencontres avec webdetente.com

Frontière(s) un film borderline

Découverte  (violence frontiere film gore)



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Mercredi dernier, sortait dans les salles obscures le bébé du réalisateur et scénariste Xavier Gens. Très attendu pour ses promesses de violence extrême et sa volonté de marcher sur les traces d’Alexandre Aja, maître français dans le genre de film comme Haute Tension en 2003. Nous n’avons donc pas résisté à dépenser les 10 euros prohibitifs de la place de cinéma pour vous donner notre avis…



Le synopsis…

Alors que l'extrême droite est sur le point d'arriver au pouvoir, de jeunes banlieusards commettent un braquage. Poursuivis par des flics hargneux, les membres de la bande dépassent la "frontière" de leur propre violence. Ils s'enfuient en voiture et débarquent dans une auberge perdue en pleine forêt, à la limite de la "frontière" luxembourgeoise.
Les tenanciers de cet étrange établissement, accueillants dans un premier temps, vont peu à peu montrer leurs vrais visages : celui de la folie et de la mort ! Crochets de boucher purificateurs, porcs agressifs, coups de flingue mal placés, armes blanches aiguisées à l'extrême, cannibalisme déjanté, néo-nazi sur le retour : les potes vont devoir affronter la douleur absolue et dépasser la "frontière" de l'horreur la plus extrême. Tout ça dans un seul et unique but : survivre, ou mourir vite !



Le concept…

Comme son nom l’indique, Xavier Gens est parti de l’idée de frontières qui régissent toutes notre vie. Seuil de tolérance maximum des règles aussi bien établies par la société que l’éducation, ou sa propre sensibilité… Ainsi, l’interrogation est la suivante : que se passerait-il si toutes les barrières tombaient en même temps : géographique, politique, psychique, sociale, sexuelle ?…
 


La surprise…

Alors qu’on s’attend à un plaidoyer moralisateur qui nous prouve par A+B que les règles sont nécessaires dans une société et que les enfreindre n’est pas bien, que les racistes sont des cons et que les jeunes de cités ne devraient pas leur répondre par l’agressivité bla bla bla, Xavier Gens a préféré le choc des images au poids des mots ! Il a fait le choix de repousser toutes les limites, les frontières, et de nous montrer un aperçu de ce qu’il y aurait de pire : cannibalisme, cruauté, torture, inceste, perversion… Tout y est méritant, ainsi que son interdiction aux moins de 16 ans, même si pour la plupart, ils ont déjà vu pire sur Internet !
 


Du déjà vu…

Certaines critiques n’y sont pas allées avec le dos de la cuillère, accusant Gens d’avoir utilisé de nombreux clichés et de s’être contenté de pomper à droite à gauche des idées dans d’autres films et des les raccorder. Certes, les jeunes qui s’égarent et atterrissent dans un endroit paumé et archaïque, accueilli par une famille tordue, ce n’est pas sans nous rappeler Sheitan. Mais contrairement à ce dernier, on ne reste pas sur notre faim et on n’est pas non plus trompé sur la marchandise : « Ce film accumule des scènes de boucherie particulièrement réalistes et éprouvantes ». De plus, il prouve définitivement que le tout est supérieur à la somme des talents. Ainsi, s’il est vrai qu’il est à la croisée de Massacre à la tronçonneuse et Hostel, il n’en reste pas moins un chef d’œuvre du genre pour un cinéma français qui ne compte pas beaucoup d’élus en la matière…

 


Le casting…

Mis à part Samuel Le Bihan qui est un acteur confirmé (La mentale, 3zéros, Le pacte des loups, Jet set…) et Aurélien Wiik (Arsène Lupin, Chaos…) presque tout le casting n’a qu’une courte, voire une inexistante, carrière cinématographique. On redécouvre donc de jeunes acteurs bourrés de talent qui ne manqueront pas, c’est certain, de donner un nouveau souffle au cinéma français. David Sacracino (déjà vu dans La mentale, Les rivières pourpres 2 et Il était une fois dans l’Oued) et Chems Dahmani, s’en donnent à cœur joie dans les dialogues. Côté filles, Maud Forget est tout simplement époustouflante et Karina Testa splendide dans son rôle mi forte mi fragile. Le choix le plus surprenant est sans doute Estelle Lefebure qui est bien meilleure que ce que l’on pouvait craindre…


S. Le Bihan                  E. Lefebure                       A. Wiik                      D. Saracino

 

C. Dahmani                     M. Forget                      K. Testa                    A. Bencherif


La forme…

On sent que Xavier Gens a vraiment pris plaisir à installer cette ambiance cradingue, autant par les décors suintants que le choix de la musique diabolique et du montage cut. Même si les lumières ne sont pas toujours de très bon goût, de même que les verts américains un peu too much, que le préposé au montage aurait pu limiter.

 

Si la comparaison avec Haute Tension ou La colline a des yeux d'Alexandre Aja ne rendrait pas service à Frontière(s), il faut tout de même reconnaître

que pour un premier film, Xavier Gens est loin d’avoir à rougir. Les fans du genre sauront assurément l’apprécier à sa juste valeur, tandis que les bobos devraient tranquillement rester chez eux de peur de ne pouvoir saisir le second degré de ce film

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Derniers commentaires pour cet article

Par yann7777, le 30/01/2008 à 10:54

je n'ai pas l'habitude de laisser des commantaires mais la je suis obligé d'intervenir sur la plus GROSSE ARNAQUE du cinéma francais hannetemen,j'aime les films gore mais la il nous prennent vraiment pour des cons!!!!un film qui n'as ni queue ni tete,ou l'héroine se fait rué de coup pour des mastoks (coup de poing coup de pied dans la tete digne de boxeur,ou a la fin elle s'en sort avec une petite mais quand je dit petite égratinure)c'est a peu prés comme quand vous avez les levres gercé et quel saigne voila!!!!en gros n'alliat VRAIMENT pas le voir,si vous voulez voir du gore a la limite allez voir saw 4.

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