Les Inrockuptibles ont lancé le 6 juin dernier un nouveau magazine au nom de Volume, mensuel entièrement consacré à la musique. Portraits, sagas, reportages et histoires sont les points forts de ce magazine qui entend bien se démarquer d’une presse un peu endormie.

Dès la première page, l’édito du magazine attise la flamme chez le lecteur et annonce les objectifs de ce nouveau mensuel musical : «Son ambition : prendre la pleine mesure de l’excitation musicale et surtout la provoquer, à travers des portraits, des sagas, des reportages, des entretiens qui racontent, par tous les bouts et sous tous les angles, les histoires romanesques et l’actualité bouillonnante de la musique.»
L’équipe des Inrockuptibles a lancé ce nouveau magazine musical Volume le 6 juin dernier. 26 ans après la création du magazine phare de la musique branchée, sous l’impulsion des deux membres fondateurs - Jean-Daniel Beauvallet et Christian Fevret-, les Inrocks ont désormais un petit frère.

Radiohead en couverture
Et c’est Thom Yorke, le ténébreux leader de Radiohead, qui illustre la couverture du premier numéro. Un artiste qui symbolise à merveille l’ambition de Volume selon les termes de Jean-Daniel Beauvallet : «Ce groupe est totalement cohérent avec ce qu’on a envie de défendre. Radiohead réunit plusieurs publics et s’est sans cesse remis en question, de l’obscurité de ses débuts jusqu’au triomphe actuel.»

Un magazine pédagogique
Si les magazines musicaux sont fleurons dans la presse, Volume espère se démarquer en réalisant notamment du journalisme pédagogique. «Beaucoup de jeunes qui nous lisent (Les Inrockuptibles,ndlr) ne connaissent pas toutes les références que l’on cite. C’est à nous de les remettre dans leur contexte, pour leur faire aussi découvrir des figures du passé», commente Jean-Daniel Beauvallet dans les colonnes de Libération.

Un pari difficile
Au sommaire, entre autre, un dossier sur le disco, des portraits-enquêtes sur Dennis Wilson et sur le retour des Anglais de My Bloody Valentine, une interview de Jim Jarmusch, un dossier sur les concerts et festivals anglais interdits aux plus de 18 ans... Les fondateurs tablent sur des ventes de 20000/25000. Seraient-ils trop ambitieux ?«Les professionnels de la profession nous traitent de suicidaires. Mais on a toujours plus écouté notre instinct que la raison. Cela ne nous a pas trop mal réussi. Et il y a une telle effervescence dans la musique qu’on s’est sentis obligés de lancer un mensuel. C’est une urgence absolue. L’hebdo ne suffisait plus.»

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