Dans un premier temps, les premières dames ont préféré se montrer discrètes. En l’espace de 50 ans, nous aurons vu défiler des first lady qui sont à l’extrême opposé les unes des autres. Avec cet article, vous comprendrez que la politique n’était pas une affaire de femmes, mais plutôt de femmes au foyer désespérées. Webdetente revient sur les 50 années de femmes présidentielles...
Celle qui a subi : Yvonne De Gaulle
En 1958, Yvonne de Gaulle est la première dame de France de la Ve République. Un rôle d'autant plus difficile à définir que son époux est un héros national. De son rôle politique elle n’a pas fait des miracles, désapprouvant beaucoup d’actions politiques que son mari avait entreprises : retour à la politique en 1958, la course à l’Elysée… Celle que les Français surnomment "Tante Yvonne" gère en bonne maîtresse de maison le budget de l'Elysée toute seule avec comme seuls mots d’ordre : ne pas gaspiller. Pour ce faire, Tante Yvonne fait elle-même ses courses. Yvonne de Gaulle veille aussi à la bonne moralité des invités de l'Elysée. Lorsque son mari invite l'actrice de "Et Dieu créa la femme", Brigitte Bardot, à une réception officielle, elle s'y oppose car la star est une femme divorcée. Elle sera toute sa vie une épouse discrète, pieuse et conservatrice. Yvonne et Charles De Gaulle formaient vraiment un couple traditionnel. On les prend aux mots…

The Couple

Elle fait même la vaisselle

Trinquons mon cher Charles
L’artiste de la bande : Claude Pompidou
La femme de Georges Pompidou fut certainement celle qui dans le XXème siècle a été la plus redoutable, voulant se passer de protocole, préférant les soirées artistiques aux soirées officielles. Comme Yvonne, elle s’exaspère que son mari décide de faire de la politique. En étant nommé premier ministre, Georges Pompidou comprend que sa femme n’a pas l’intention de le laisser faire puisqu’elle refuse de déménager à l’hôtel Matignon. En 1969, Georges Pompidou se présente à l'élection présidentielle. Si Claude Pompidou le soutient en tant qu'épouse, elle se tient le plus souvent éloignée de la campagne. En arrivant à l’Elysée, Claude Pompidou apportera à cette « maison de malheur » une modernité : elle change les meubles pour laisser place à l’art abstrait et au design de l’époque. C’est une véritable révolution. Lors des voyages officiels, la première dame de France ose et se fait l’ambassadrice de l’élégance française en portant du Dior, Cardin ou Yves Saint Laurent. Cette exubérance sera d’ailleurs critiquée dans la presse avec la comparaison qu’on lui assigne à Marie-Antoinette : la Reine Claude ou encore Madame de Pompidour. Elle forme, si l’on peut dire, son mari à l’art, lui qui deviendra l’initiateur du centre Georges Pompidou.


Oh des photographes...??

J’adore l’art !
Anne-Aymone Giscard d’Estaing, la timide
Certainement la plus terrorisée à l’idée de devenir la future première dame de France, Anne-Aymone préfère se consacrer à sa famille plutôt qu’aux préoccupations politiques de son mari. A l’époque, Kennedy est pour le politicien français un modèle à suivre. Pour ce faire, les d’Estaing vont décider de faire de leur vie familiale un modèle et un formidable outil de communication. Ainsi lors de la campagne en 1974, les gens s’arrachent les journaux avec les photos du couple qui prend la pose. En rentrant à l’Elysée, la communication politique continue avec un Président qui met en scène sa femme : épouse et mère modèle, grande bourgeoise mais qui peut dîner chez monsieur-tout-le-monde, assistante qui a son bureau à l'Elysée mais qui n'y vit pas pour mieux s'occuper de ses enfants. Mais la matronne n’est pas à l’aise dans ce rôle de composition suite à son tempérament timide. Fort heureusement pour elle, son mari perd les élections de 1981. De 1974 à 1981, ce fut un enfer pour les deux entre crise conjugale et crise mondiale.

Je suis Bleu blanc rouge comme le drapeau !

On est un couple épanoui, ça se voit !
Danielle Mittérand la militante
En voilà une qui en a !!!! Elle soutient son mari dans toutes les épreuves. Entre François et Danielle c’est une histoire d’amour qui rime avec politique. Tout commence en 1946 alors qu'elle est enceinte de huit mois, Danielle Mitterrand fait campagne aux côtés de son mari qui brigue son premier mandat de député. Lors de la première campagne présidentielle, elle s’implique personnellement s’affichant aux flancs de son mari. Malgré la défaite, elle souhaite être une femme d’action. Lorsque son mari prend la tête du parti socialiste, elle refuse de divorcer alors qu' elle apprend sa liaison avec Anne Pingeot enceinte de Mazarine. A l’Elysée, elle prend les choses en main, en plus de son rôle officiel. Elle a son propre bureau et crée la fondation France-Libertés qui a pour mission de défendre les droits de l'homme et le droit à l'autodétermination des minorités ethniques. Cependant il y aura quelques clashs avec les positions politiques de son mari puisqu’elle soutient la cause kurde ou tibétaine et rend visite à Fidel Castro. Des prises de positions qui agacent les députés qui se demandent de quel droit elle agit de la sorte. En réponse elle dira « je ne suis pas une potiche ». Ca a le mérite d’être clair !

Ouhhh elle me fait peur

Que c’est drôle François !
La politique, une affaire de couple chez les Chirac
Bernadette Chirac, en épouse dévouée et fidèle, a toujours voulu le bien de son mari et l’encourage à faire de la politique. Mais son avenir, elle le doit à Claude Pompidou, l’artiste qui l’envoie se présenter à la députation en Corrèze. Dans un premier temps, Bernadette refuse de s'impliquer. Puis finalement en 1971, elle se laisse gagner par le virus de la politique et se présente aux élections municipales à Sarran, en Corrèze, où elle est élue conseillère générale en 1979. Première dame à avoir un mandat local, Bernadette Chirac fait campagne en 1998 ainsi qu'en 2004, et conserve à chaque fois son mandat de conseillère générale. Malgré ses nombreuses caricatures (sac à mains et coiffure) et élevée au rang de potiche, Bernadette continue son investissement dans les célèbres pièces jaunes.
L’idée des pommes, c’est moi…

Jacquesssssss
La rupture avec Cécilia
Que dire de la plus glamour des premières dames de France tant son parcours fut court. Le style par contre a bel et bien changé. Adieu tailleurs stricts, mocassins ternes et look vieillot ! Bonjour jeans branchés, tongs sympas et look tendance ! Cécilia n'a pas hésité à nous surprendre en sortant du célèbre Fouquet's de l'avenue des Champs Elysées vêtue d'un jean Diesel et portant à son bras un sac de paille que la plupart d'entre nous porterait pour aller à la plage. Qualifiée de moderne et d’indépendante, Cécilia sort ses jokers quand ça lui chante, laissant son pauvre mari à un barbecue chez les Bush, ou même à l’Elysée. La visite surprise de Cécilia Sarkozy en Libye, où elle a rencontré les infirmières bulgares condamnées à mort, marque de manière spectaculaire et inattendue le nouveau rôle public joué par la première dame de France. C’est l’épouse qui a créé la sensation en intervenant dans un dossier diplomatique complexe aboutissant à une fin heureuse. Malheureusement, Cécilia souhaite sa liberté et l’aura avec son divorce.


La plus belle première dame
On se demande bien quel sera son rôle à l’Elysée. Pour le moment, l’ex mannequin Carla Bruni ne compte pas changer son style de vie avec la sortie prochaine de son troisième album. Du côté de l’Elysée, aucune information n’a été donnée sur son futur rôle. C’est l’agrément des first lady : libre d’adopter le rôle qu’elles veulent pour la simple et bonne raison qu’elles n’ont pas été élues par le peuple…

Ca vous change hein ?!

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