Le sport étant au centre de notre société, les acteurs du sport, sportifs comme commentateurs, se retrouvent forcément au coeur de l'attention médiatique. Et la pression doit vraiment être importante, parce que parfois, nos amis pètent les plombs, faisant preuve d'éclairs de génie le micro à la main. Bon sens, logique, vivacité d'esprit, sportivité, en coulisse comme sur le terrain, on n'est pas idiot et on le fait savoir, avec quelques fois des fulgurances d'intelligence. Parce que le sport ne rend pas idiot, Webdetente vous livre quelques perles, prises sur le vif.
Les joueurs
Qui a lancé cette rumeur qui veut que les sportifs soient bêtes ? C'est forcément très réducteur mais bon parfois, on peut bien se poser la question tant ils éprouvent des difficultés devant une caméra. On vous l'accorde, pour certains, l'interview n'est pas un exercice de style très simple à pratiquer, surtout lorsque ce n'est pas votre travail. Les déclarations débiles sont alors de simples erreurs de parcours, mais pour d'autres... disons simplement que leur génie parle pour eux.
On peut ainsi être un immense champion de NBA comme Shaquille O'Neal et répondre, lorsqu'un journaliste vous demande si vous êtes allés au Parthénon, au retour d'un séjour en Grèce : « Comment voulez-vous que je me souvienne du nom de toutes les boîtes de nuit dans lesquelles je suis allé... ». Parfois, l'émotion aussi vous fait dire des bêtises, comme Greg Norman, un golfeur australien, qui déclarait dans un vibrant hommage, « Je dois beaucoup à mes parents, surtout à mon père et à ma mère. »... vraiment touchant...
A côté de ça, vous avez les footballeurs et visiblement, passer son adolescence en centre de formation laisse des traces. Vous pouvez perdre le sens des expressions, déclarer avec le plus grand naturel « Je crois que j'ai deux pieds. J'ai cette faculté depuis tout petit ». Il vaudrait mieux être sûr monsieur Guérin, ça serait plus utile d'avoir les deux pieds sur terre. Après réflexion, les bruits sur la vivacité d'esprit des footeux, « ça remonte au calanches grecques »... c'est sûrement ce que pense Laurant Robert, élevé au grain par le champion Luis Fernandez, l'as des as, la fine fleur des entraîneurs. Il devrait quand même signaler à Abdeslam Ouaddou, footballeur à Valenciennes, qui expliquait « qu'il ne faut pas brûler la peau de l'ours avant de l'avoir vendue »... Sage conseil...
Parfois, ils préfèrent carrément éviter de répondre aux questions, le résultat peut être intéressant :
Les joueurs philosophes
A côté des sportifs avides de phrases aventureuses, d'expressions toutes faites mal maîtrisées, d'autres préfèrent se lancer dans une réflexion plus intelligente, plus profonde. Evidemment une fois de plus, nos amis footballeurs sont en première ligne. Après tout, ce n'est pas le sport numéro un pour rien. On a donc droit à notre lot de philosophes du ballon rond, et leurs révélations sur la vie. Le tout avec un brin d'humour et un peu plus de bon sens... comme Georges Best qui déclarait : « J'ai dépensé beaucoup d'argent dans la boisson, les filles et les voitures de sport. Et le reste, je l'ai gaspillé. », ou comme Ayrton Senna « Idéalement nous sommes ce que nous pensons. Dans la réalité, nous sommes ce que nous accomplissons ».
Mais la palme revient bien évidemment au roi des rois, THE King Cantona, pour qui le sport et le football ne se résumaient apparement pas à courir derrière un ballon pour le pousser dans un filet. « Je ne joue pas contre une équipe en particulier. Je joue pour me battre contre l'idée de perdre », un combat philosophique le football pour Canto alors. « Le ballon c'est comme les femmes, il aime les carresses »... une vision plus poétique et sensuelle du sport, même si on préfère ne pas savoir ce qu'Eric faisait à ses ballons dans les vestiaires. Heureusement pour nous, il sait aussi se montrer plus compréhensible, « Quand les mouettes suivent un chalutier, c'est qu'elles pensent qu'on va leur jeter des sardines ».

Les commentateurs inspirés
Bon, on tape beaucoup sur les doigts de nos amis sportifs mais, ceux qui les suivent au jour le jour, ceux qui occupent le haut de l'affiche en leur compagnie, ceux qui les critiquent et les interrogent, eux aussi sont soumis aux lois de la logique et du ridicule. Et quand ça arrive, on a droit à de grands moments de télévision.
Commençons en douceur, avec les commentateurs de Rugby chez qui tout est poésie, alors parfois ça donne des choses un peu bizarres. Que ce soit chez notre ami Pierre Salviac « C'est vous dire si cet homme là sait de quoi il parle quand il parle avec ses pieds » ou chez Pierre Albaladejo « Il a des yeux au bout des godasses », on a toujours le sens de la formule.
Mais quand on présente le tour de France aussi, entre deux présentations de clochers de campagne, il peut se produire quelques dérapages. Comme lors de cet échange entre Henri Sannier et Jalabert, « Cioni fait des petits coucou au public, il est content d'être toujours là apparement » - Laurent Jalabert : « Non Henri, il appelle sa voiture pour boire ». Ou sur la glace, avec notre Nelson Monfort national et Candeloro, à propos de la 4° place d'un couple français en danse sur glace : « C'est Scandaleurx ! », Monfort : « Gardez le fair-play qui vous caractérise Philippe »..., « Nan mais c'est dégueulasse, on s'est encore fait couillonner là ! ».
Passons maintenant aux professionnels, revenons une fois de plus au monde du ballon rond, l'univers des rires et des chants où c'est toujours le printemps. On laisse Pierre Sled ouvrir la marche: « Grosso-modo ils sont arrivés à 17 heures, ils sont repartis à 18h15... 3 heures d'entraînement ! ».. et comme on n'est pas mauvais qu'en calcul, continuons avec Thierry Gilardi, qui nous pose LA question du jour « Comment fait-on pour choisir cinq volontaires ? »... oui Thierry ??!
Saluons également M.Paganelli, qui gratifie les joueurs de questions d'une pertinence à toute épreuve, lorsqu'il leur demande, à l'issue d'une victoire « Vous venez de prendre les trois points, et trois points c'est toujours bon à prendre ? ».. Un dernier petit coucou également à M.Larqué, plein de sagesse, qui nous disait il y a pas si longtemps encore, après que Maoulida eu salué sa mère par l'intermédiaire d'une bandelette en célèbrant un but, « c'est bien de rappeler qu'on peut aimer ses parents par les temps qui courent... »
The King Thierry Roland
Que serait un article sur les déclarations des acteurs du sport sans citation de Thierry Roland. Depuis plus de 45 ans qu'il commente les matchs de football, le plus souvent aux côtés de Jean-Michel Larqué, il a largement eu le temps d'enchaîner les boulettes. Et là où Thierry donne sa pleine mesure, c'est généralement pendant les coupes du monde. Parfois avec un brin de racisme, « Il se bat, Vieira, contre ses cousins. » (avant le match contre le Sénégal en 2002), « Il n'y a rien qui ne ressemble plus à un Coréen qu'un autre Coréen, d'autant plus qu'ils mesurent tous 1 mètre 70. » (lors d'un match contre la corée avant la coupe du monde) mais jamais sans humour... « Puisqu'il y a deux Lee sur le terrain, on peut faire une chambre », encore pendant un match de la Corée du Sud. N'oubliez pas qu'il a fait partie des grosses têtes de Bouvard... n'oubliez pas non plus son rire unique.
Thierry c'est aussi des moments de grande joie comme lors de la finale de coupe du monde gagnée par la France, et qui resteront probablement dans les annales : « Après avoir vu ça, on peut mourir tranquille. [...] Ah c'est super ! Quel pied, oh quel pied ! Oh putain ! »... Tout à fait Thierry !!
Et parfois on lui trouve même l'humeur taquine, lorsqu'il taille les joueurs par exemple :
« Koller se retrouve par terre, il y a sûrement eu un coup de vent sur la pelouse ».
« - Il a dû faire mal à la balle !
- Vous avez vu ce front ? Il est grand comme la plage de la Baule. »
Mais lorsqu'il nous fait le plus plaisir, c'est quand il se laisse aller, qu'il baisse sa garde et nous fait aimer un peu plus les joies du direct. Quand il s'ennuit pendant un match de coupe de France, « Jean-Michel, donne-moi une cracotte. », ou quand il s'énerve contre un ami de la FIFA de son acolyte Larqué, « T'as rien à faire ici, viens pas nous casser les couilles ». On retiendra beaucoup de choses de ce commentateur passioné, pas ces commentaires de matchs malheureusement, loins d'êtres cohérents, mais sûrement son fair-play, avant tout vis-à-vis des arbitres, « Monsieur Foote, vous êtes un salaud ! [...] Quel scandale cet arbritrage, c'est invraisemblable ! Jamais vu un individu pareil, il devrait être en prison, pas sur un terrain de football »...
On finira par ce qui sera pendant longtemps un des plus beau moment de télévision, un échange de courtoisie et de bonne foi, une engueulade entre Thierry et sa moitié Jean-Michel, à propos de places pour un match...
Un extrait à écouter sans modération
Bon, ce serait un peu facile d'affirmer que le sport rend idiot, disons plutôt pour ne pas nous tromper que le sport permet de conserver sa forme, mais pas de développer ses neurones. On ne se lasse pas cependant de ces petites boulettes, volontaires ou non, qui font le charme de la télévision. Terminons par une citation de coluche qui déclarait : " Les sportifs, le temps qu'ils passent à courir, ils le passent pas à se demander pourquoi ils courent. Alors, après on s'étonne qu'ils soient aussi cons à l'arrivée qu'au départ "...
Derniers commentaires pour cet article
Par olam, le 27/12/2007 à 22:08
n' oublions pas la célèbre phrase de thierry roland lors d'un match france-japon:" les bleus ont du sushi à se faire".
Par fococo, le 24/12/2007 à 11:58
avec sarkosy les cons ont augmente leur rayon d'action .....aller!!!!au prochain quinquenna et bon vol

Archives articles
mp3
Imprimer
Laisser un commentaire
Envoyer a ses amis



