Au lendemain de l’élimination de l’équipe de France, il est l’heure de dresser le premier bilan de cette chute presque annoncée.

Une défense vieillissante
Si la France s’est hissée jusqu’en finale de la Coupe du Monde en 2006, le miracle ne s’est pas reproduit cette année pour l’Euro. Là où le sélectionneur français Raymond Domenech a été maladroit, c’est de croire encore (Avait-il le choix ?) à des joueurs vieillissants sur le déclin. La belle épopée de 2006 a occulté toutes les carences de l’équipe de France. Comme si Raymond Domenech s’était fait à l’idée que les Bleus étaient immortels. L’échec cuisant en Suisse illustre ce mauvais choix avec une défense plus que vieillissante. Lilian Thuram et Willy Sagnol, marqués par une saison difficile dans leurs clubs respectifs, ont semblé à des années-lumière de leur jeu d’antan. Des insuffisances qui ont influé sur le jeu de l’équipe de France littéralement à la traine défensivement contre les Néerlandais notamment. Et dire que Philippe Mexès, sacré meilleur défenseur du Calcio par les journalistes italiens, n’était pas dans la liste des 23...

Vive la culture défensive !
Pendant la Coupe du Monde 2006, l’équipe de France avait surtout remporté ses matches avec une défense de fer, une organisation bien huilée et un refus de faire le jeu. Bien que cette stratégie ait apporté ses fruits jusque là, c’est toute la culture défensive imprégné par Raymond Domenech qui a failli durant cet Euro. En ligne de mire, le premier match contre la Roumanie. Quelle désolation ! L’équipe de France donnait l’impression de trop vouloir s’atteler à jouer le nul. La célèbre expression «Avant tout, on ne prend pas de buts » résumait parfaitement la rencontre. Rapidement menée au score lors des deux matches suivants, la France n’a jamais eu le bagage offensif pour revenir. Et pourtant, au vu des matches de l’Euro, ce sont les équipes qui ont pris des risques qui l’ont emporté. France, Grèce : même combat mais dans le même panier !

Des choix incohérents
Entre la préparation et le dénouement malheureux de cet Euro, les choix de Domenech ont souffert d’incohérence. Comment expliquer autrement que Samir Nasri remplace Franck Ribéry contre l’Italie sur un côté gauche qui, au départ, était l’apanage de Florent Malouda ? Comment expliquer qu’Eric Abidal remplace Lilian Thuram dans l’axe central pour le match contre l’Italie alors qu’il y a deux défenseurs centraux sur le banc (Boumsong et Squillaci) ? Comment expliquer la sortie de Nasri pour faire entrer Boumsong contre l’Italie alors que la France est menée et joue sa qualification ? Bref, des options de coaching désastreuses et incompréhensibles qui ont fait perdre toute crédibilité à Raymond Domenech vis-à-vis de ses joueurs...

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