Elle n’est pas la femme la plus sexy, la plus glamour, ou la plus extravagante que nous vous ayons présentée. Mais son parcours, son palmarès, et sa longévité exceptionnelle méritent bien un petit portrait ! A bientôt 50 ans, Jeannie Longo, court toujours… et ses récentes performances l’incitent à envisager une sélection pour les Jeux de Pékin. Retour sur une carrière inégalable.

Ski ou cyclisme ?
Et si l’on vous disait que Jeannie Longo n’était pas destinée à une carrière de cycliste ? Eh oui, c’est bien vrai ! Originaire d’Annecy, où elle est née le 31 octobre 1958, elle a commencé par le ski. En 1973, elle fait partie de l’équipe de France cadette scolaire de ski, qui remporte les championnats d’Europe. Deux ans après, elle remporte les championnats de France scolaires, avant d’être championne universitaire de descente, de slalom, et de géant en 1979. Avant le vélo, Jeannie Longo était déjà donc bien partir pour faire une grande carrière sportive ! Elle s’est par ailleurs également essayée au lancer du disque (championne départementale junior en 1975), au cross et au 800 m (championne départementale en 1976). Après avoir disputé sa première course cyclosportive à l’âge de 10 ans. Intéressée par ce sport, c’est sa rencontre avec Patrice Ciprelli, son futur mari, qui la pousse finalement à embrasser la carrière de cycliste.
Des débuts fracassants !
En 1979, Jeannie apprend que les Championnats du monde de 1980 auront lieu à Sallanches, en Haute Savoie, tout près de la maison familiale. Déterminée à y participer et à briller dans sa région, elle décide de prendre une licence auprès de la fédération, et de disputer ses premiers championnats de France, dans l’espoir d’être retenue pour les championnats du monde. C’est ainsi qu’en 1980, Jeannie Longo décroche son premier titre de championne de France. Absente du podium lors des championnats du monde tant attendus, elle prendra sa revanche l’année suivante en obtenant une médaille d’argent, à seulement 22 ans, à laquelle s’ajoute une médaille de bronze en cyclisme sur piste. La carrière internationale de Jeannie est alors lancée, et bien lancée !

Un palmarès éblouissant
Jeannie Longo est à ce jour la cycliste la plus titrée de l’histoire. Elle a à son actif 52 titres de championne de France, obtenus de 1979 à 2006, que ça soit sur route, en contre-la-montre, en poursuite, à la course aux points, en cross-country (VTT), ou encore en contre-la-montre par équipe. Elle brille également en championnats du monde : 5 titres de championne du monde sur route (1985, 1986, 1987, 1989 et 1995), 4 titres en contre la montre sur route (1995, 1996, 1997 et 2001), 3 titres en poursuite sur piste (1986, 1988 et 1989), et un en course au point sur piste (1989). A ces 13 victoires en championnats du monde, viennent s’ajouter 13 médailles d’argent ou de bronze… Elle a également obtenu 4 médailles aux Jeux Olympiques (dont 2 en 1996 à Atlanta).
Mais Jeannie Longo n’attend pas les grands championnats pour montrer tout son talent ! Elle a par exemple remporté plusieurs fois le tour de France féminin (1987, 1988 et 1989), ou fait des podiums (2e en 1985, 1986 et 1992, 1995 ; 3e en 1996). Au total, Jeannie Longo a signé plus de 830 victoires, et détenu 38 records du monde, dont certains courent toujours, comme le record de l’heure sur piste réalisé en 1996 (

Son secret de jouvance
A bientôt 50 ans, Jeannie Longo court toujours, et réalise encore des performances au plus haut niveau mondial : en 2007, elle finit 2e au contre la montre des championnats de France, et surtout, décroche une place supplémentaire pour
Depuis toujours, Jeannie est entraînée par son mari, Patrice Ciprelli, homme de l’ombre, efficace et attentionné. Et l'une des différences entre Jeannie Longo et ses adversaires d’hier et d’aujourd’hui, est sans aucun doute la quantité d’entraînement : Jeannie s’entraîne moins que les autres, depuis toujours, elle privilégie la qualité à la quantité – peut-être plus avec l’âge bien sûr – et cela lui a plutôt réussi ! Elle se cantonne également à un régime alimentaire strict, basé sur la consommation d’aliments bio, dont elle vante les mérites dans plusieurs ouvrages.
Mais un élément perturbe quelque peu ce portrait idyllique de la championne : elle a été accusée de dopage à quelques reprises, en raison notamment de son utilisation de créatine, produit non répertorié sur la liste des produits dopant, qui améliore l’efficacité de la masse musculaire lors d’un effort intense et rapide. Il faut toutefois nuancer ces accusations, la créatine n’étant pas considérée comme un produit dopant d’une part, et Jeannie Longo n’est pas la seule à l’utiliser d’autre part, sans compter le fait que l’on ne puisse pas dire que cela ait favoriser chez elle le développement musculaire : elle pèse moins de 50 Kg pour 1m64 !
Elle préfère quant à elle expliquer sa longévité exceptionnelle par la discipline de fer qu’elle s’impose, son alimentation diététique, conjuguées à un patrimoine génétique favorable (ses parents sont sportifs, et elle a hérité d’eux une santé de fer !).
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Une personnalité à part
Le cyclisme, sport individuel, nécessite de grandes capacités de résistance et d’obstination. Ce sont bien là deux aspects significatifs du caractère de Jeannie Longo. Elle se déclare elle-même « dure au mal », et ses années de compétitions au plus haut niveau témoigne de sa motivation et de sa détermination à montrer qu’elle peut aller au-delà de ses propres limites ! Mais Jeannie Longo ne fait pas l’unanimité dans le milieu du cyclisme. Tous reconnaissent son talent et admirent son palmarès, mais nombreux sont ceux qui regrettent son caractère parfois difficile, et sa volonté de rester à l’écart, de s’isoler, y compris au sein de l’équipe de France. Elle refuse de se soumettre à la logique du sport business, même si son sport lui permet encore aujourd’hui de vivre, et critique souvent des méthodes d’entraînement qu’elle juge trop intensives. A bientôt 50 ans on ne la changera pas ! Et aux vues de ses résultats, difficile de lui tenir rigueur de son caractère bien trempé, elle qui affirme continuer à rouler pour un plaisir égoïste, celui de se prouver à elle-même qu’elle peut encore être parmi les meilleures !
Jeannie Longo en 2008
Après sa bonne performance en championnats du monde 2007, ce n’était pas le moment pour Jeannie Longo de prendre sa retraite !
Malgré ses réticences à affronter un nouvel hiver de préparation, la « mamie » du peloton a décidé de poursuivre sa carrière. Et de quelle manière ! Elle a récemment remporté

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